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Développement durable

ZOOM CONSOMMATEUR: Le régime flexitarien s’installe dans les habitudes des Français

Les habitudes alimentaires des Français changent en profondeur. De moins en moins traditionnels, ils adoptent au contraire des comportements alimentaires plus spécifiques. Avec pour motivation une alimentation plus durable, plus respectueuse de la planète et du bien-être animal. Comme en témoigne la popularité confirmée du flexitarisme.

C’est la deuxième édition de ce «baromètre» des comportements alimentaires des Français, organisé par la société Nielsen. Il repose sur une enquête auprès de 9 800 foyers français via le panel consommateurs Nielsen Homescan. En 2018, la Typologie Nutrition avait mis en évidence 7 profils de foyers de consommateurs selon leur régime alimentaire: 

  • les traditionnels : plus âgés, ils cuisinent tous les jours et consacrent beaucoup de temps aux courses, ainsi qu’à la cuisine. Ils privilégient la quantité et le bon marché.

  • les «vite fait»: jeunes familles, la cuisine et la nutrition ne font pas partie de leurs préoccupations. Ils privilégient les produits finis et les snacks. 

  • les «conviviaux»: traditionnels, en zone rurale, ils privilégient avant tout le goût et le plaisir sans modération. 

  • les «bio-local» ou locavores: couples plus âgés et aisés, ils favorisent les produits frais, saisonniers, bio (fruits, légumes, viande…), dont ils connaissent l’origine (locaux) et de saison par respect pour l’environnement et pour soutenir l’économie locale.

  • les adeptes des régimes: pour des raisons de santé, ils font attention à leur alimentation ou mangent des produits «sans» (sans gluten, sans sucres ajoutés…). 

  • les «conscience animale»: urbains, avec animal de compagnie, ils sont sensibles à la cruauté envers les animaux et limitent leur consommation de viande.

  • les esthètes: la nutrition est un sujet capital pour eux, pour se sentir mieux physiquement, surveiller leur poids, ou améliorer leurs performances physiques et mentales. Ils sont plutôt jeunes et urbains.

Cette deuxième édition confirme la tendance de la spécificité nutritionnelle des foyers français. Un parcours alimentaire se dessine et les Français changent progressivement, mais inexorablement, leur rapport à l’alimentation, avec une nette progression des considérations liées à son impact sur la planète et la cause animale, et au soutien de l’économie locale. 

Les foyers français ne sont plus classiques dans leurs choix alimentaires

Si la cuisine familiale et le plaisir d’être ensemble restent en effet la priorité chez 44% des Français (traditionnels et conviviaux), ce comportement est à la baisse. Les choix alimentaires sont désormais dictés par des convictions (bien-être animal, bio, végétariens,…), le temps (plats préparés), la santé (régimes sans,…), le culte du corps ou des facteurs sociaux (rémunération plus juste, filière locale,…).

L’explication de ce phénomène reposerait notamment sur une amélioration du niveau de vie des foyers traditionnels, ainsi qu’une prise de conscience sur la qualité de leur alimentation, voire une obligation de santé. A noter aussi qu’il y a quasiment autant de Français attirés par le bio (17%) que par les plats tout préparés (18%): cette différence serait avant tout générationnelle.

L’émergence d’un nouveau type de consommateurs: les flexitariens

C’est l’enseignement principal de cette étude: par rapport à 2018, on constate un doublement du nombre de foyers français qui déclarent avoir adopté un régime flexitarien (10%). Soit 5 fois plus d’individus qui adoptent un régime strictement végétarien (2%). Les Français ne bannissent pas la viande et les protéines animales, mais cherchent à consommer de façon plus «responsable», en augmentant notamment leur consommation d’aliments végétaux. En d’autres termes, les Français se végétalisent, panachent leur panier de courses, mixant produits bio, locaux et durables et ceux issus des méthodes de production conventionnelle, avec également l’envie d’être en meilleure santé qui prédomine.

Le flexitarisme, c’est quoi, c’est qui?

S’il n’existe pas de définition officielle du végétarisme, il est toutefois possible d’en dessiner un portrait. Un exercice auquel s’est adonné la Fondation Louis Bonduelle dans sa dernière monographie intitulée “L’alimentation végétale: une question d’équilibre”. Le flexitarisme est une pratique alimentaire qui consiste à être flexible dans son application du végétarisme en s’autorisant

une consommation occasionnelle de viande. Il n’existe toutefois pas de seuil de consommation de produits carnés à partir duquel un omnivore peut être considéré comme flexitarien. Le flexitarien est aussi généralement un grand consommateur d’aliments végétaux, est soucieux de sa santé, de la planète et des enjeux sociétaux.

Il n’est toutefois pas typiquement français! En effet, un sondage mondial mené auprès de 70 000 consommateurs par l’initiative #Whocareswhodoes de GFK et Kantar montre que le flexitarisme s’installe durablement sur la plupart des continents. Dans certains pays comme la Russie, le Brésil ou la République Tchèque, ce mode alimentaire a même tendance à se généraliser.

La motivation de la réduction de viande est cependant rarement liée à la préservation de l’environnement et de la planète. Pourtant, un rapport récent de l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) décrypté dans le magazine scientifique Nature relève que le régime flexitarien est probablement celui qui aurait le plus d’impact sur les émissions de gaz à effet de serre.

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